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Nouveautés 2016

Spianti, Christine

Patti Smith. La poétique du rock, New York 1967-1975

Poètesse avant de devenir une des plus grande figures du rock, l'écriture de  Patti Smith se décline dans une vision révolutionnaire de l'Amérique. Une  odyssée littéraire et musicale vécue sur la scène new-yorkaise. Le rock comme expression de la poésie contemporaine. juin 2016. ISBN : n° 9782862312484. 224 P. illustré, 18 euros.

1967. Summer of Love en Californie. Côte Est, Patti Lee Smith débarque dans un New York désert et brûlant.Très vite elle travaille comme libraire, et le restera jusqu’à la sortie de son premier album. Elle a trouvé un petit appartement à Brooklyn où peindre et vivre avec Robert Mapplethorpe en dansant sur Tim Buckley. Inspirer et être inspirée, c’est ce qu’elle veut : muse et artiste comme Frida Kahlo ou Georgia O’Keeffe. Et des heures entières à écouter Bob Dylan.

Et puis Robert Kennedy est assassiné. Et Brian Jones meurt dans sa piscine. Patti fait le voyage à Paris ville de tous les poètes du siècle, après Burroughs, après Ginsberg, qu’elle rencontre, à son retour. Elle vit à l’hôtel Chelsea à ce moment-là. Rencontre Edie Sedgwick, la muse de Warholl et Jim Caroll, l’écrivain toxico. Raccompagne Janis Joplin ivre à sa chambre et danse la nuit au Max’s Kansas City sur la voix tendre et rauque de Lou Reed du Velvet.

Elle est poète et publie ses premiers recueils. Parfois elle veut tout casser, parce que Jim Morrison est mort. Et toujours, elle écoute Bob Dylan. Elle retourne en France, à Charleville sur les pas de Rimbaud.

Premiers concerts au CBGB’ club sous les yeux de William Burroughs. Elle prépare HORSES. Elle rencontre Bob Dylan qui a publié un recueil de poèmes intitulé Tarentula. La presse titre : RENCONTRE TARENTULA - MUSTANG.

Entre-temps, elle a réinventé le rock des temps modernes. En 1975, elle enregistre HORSES.

Un ouvrage qui met en évidence que le rock est bien l’expression de la poésie des temps modernes.

 

À propos de l’auteur

Christine Spianti est l’auteur de Comme ils vivent (1998), Eden Zone (2000), Au large de Venise (2003), L’effort du monde au matin pour redevenir soleil (2006), Soleil sur fond bleu (2014), Jim Morrison, Indoors/Outdoors (2016), tous édités aux Éditions Maurice Nadeau.


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€ 18.00

Dagerman Stig

Les Wagons rouges

Durant sa courte existence de fébrile création littéraire, Stig Dagerman a sans cesse accompagné ses romans de nouvelles et de textes qui concentrent souvent en quelques pages quelques-unes de ses visions essentielles, passant du récit à la satire et du réalisme au fantastique. C’est ce dernier aspect qu’illustre la réédition de ce recueil, qui prend sa place auprès d’un recueil de nouvelles psychologiques et d’un recueil de textes et de nouvelles d’ordre autobiographique, sous les titres Notre plage nocturne et le Froid de la Saint-Jean, tous deux parus aux éditions Maurice Nadeau. 

Il était naturel que le monde angoissé de Stig Dagerman et son observation aiguë de la réalité débouchent sur le fantastique, ce monde où les choses prennent soudain un aspect inattendu et révélateur, comme dans les Wagons rouges, qui ont donné leur nom à ce recueil. Il y a là le monde terrifiant de l’Homme de Milesia et les aventures menaçantes qui se déroulent dans Quand il fera tout à fait noir, mais aussi les galéjades du Huitième jour ou les visions ironiques du Procès, la satire de l’Homme qui ne voulait pas pleurer et l’anticipation amusée de Comme un chien, en attendant le piège se referme sur le Condamné à mort... 

Ces nouvelles ont été écrites entre 1946 et 1954. 

Stig Dagerman, l’un des plus brillants écrivains suédois, né en 1923, s’est donné la mort en 1954. Ont été aussi publiés en français dans la collection Les Lettres nouvelles de Maurice Nadeau, l’Enfant brûlé, le Serpent, l’Île des condamnés, Ennuis de noce, parmi d’autres textes et recueils. 


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€ 18.00

Spianti, Christine

Jim Morrison Indoors/Outdoors

Une biographie, en forme de poème symphonique, d’une étoile filante de la scène rock. Ou comment, à travers la star Jim Morrison, le rock accède au statut de poésie contemporaine. juin 2016. ISBN n° 9782862312477. 224 p., 18 euros.

Christine Spianti a été "découverte" par Maurice Nadeau. Cinq romans plus tard, elle réinvente la biographie à la hauteur de son sujet.

Un autostoppeur, la tête pleine de blues et de la philosophie de Nietzsche, écrit des poèmes sur le toit d’un garage à L.A. Un jour de 1965, à Venice Beach il tombe sur un copain, Ray Manzareck, comme lui ex-étudiant en cinéma.  

Ils décident de se retrouver pour jouer à Manhattan Beach. Le poète du garage écrirait les textes, il chante aussi. Plus tard, Manzarek lance un bon groove de Muddy Waters au clavier, et le batteur qu’ils ont invité, John Densmore, a suivi. On le gardera. Puis John est venu avec Robby Krieger, il manquait une guitare. Comme le groupe est au complet, le poète du garage a proposé un pacte : tout ce qu’ils gagneront sera partagé en quatre. Un Festin d’Amis en somme. Après quelques salles minables, ils jouent sur le Sunset Trip et deviennent The Doors. 

L’autostoppeur/poète des garages en rock-star c’est Jim Morrison.  Avec 250 concerts en 4 ans et 6 albums : un vent de panique. 

Rester soi-même au milieu de la tempète : combat d’un pauvre poète. Alors parfois, Morrison s’en va dans le désert au volant de la Blue Lady, seul avec ses poèmes, sa tragédie intime. Sa sauvagerie.

Dedans / Dehors. 

Sur scène, il invente un poète-chaman inspiré du désert des Mojaves, guerrier d’une Célébration Poétique Rock. 

Mais, le 1er mars 69 à Miami, au Dinner Key Auditorium, sous 12 000 flashs, il se met à hurler Rock is dead, Rock is dead, en pleine guerre du Vietnam : s’en suivra une émeute. Enième émeute au concert des Doors. Seulement c’est celle de trop. Il sera arrêté, accusé. 

Fini le Festin d’Amis. Ne lui reste que la seule Poésie.

Alors il s’en va comme Rimbaud. À Paris. Là il sera James Douglas Morrison, le poète. Sur sa tombe, au Père Lachaise, le 3 juillet 1971, Pamela, sa compagne lira des vers tirés de la Célébration du lézard.

 

À propos de l’auteur

Christine Spianti est l’auteur de Comme ils vivent (1998), Eden Zone (2000), Au large de Venise (2003), L’effort du monde au matin pour redevenir soleil (2006), Soleil sur fond bleu (2014), Patti Smith, la poétique du rock (2016), tous édités aux Éditions Maurice Nadeau.


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€ 18.00

Chalamov, Varlam

Cahiers de la Kolyma et autres poèmes

Varlam Chalamov (1907-1982) est connu du public français par Les récits de la Kolyma publiés pour la première fois par Les Lettres Nouvelles en 1969. Cahiers de la Kolyma et autres poèmes réunit, en plus d’un essai autobiographique, Fragments de mes vies, écrit en 1964, des poèmes écrits dans les camps soviétiques, ainsi qu’un choix de poèmes du retour. Une Notice sur Chalamov de son traducteur, Christian Mouze, complète ce recueil. Si la vie de Chalamov est un condensé du martyre russe sous Staline, sa poésie est pleine de mesure, de réflexion, d’interrogations. Jusque dans le plus terrible, le poème demeure le corps simple de quelque chose lié à la vie. Et lié à l’histoire de la Russie : Chalamov place sa lutte sous le signe des grandes révoltes du XVIIe (la Vieille Foi) et XVIIIe siècles. L’accusation qu’il porte est d’autant plus forte. ISBN 9782862312514. Octobre 2016, 152 p. 17 euros.

Varlam Chalamov a connu de 1929 à 1956, presque sans interruption, la prison, les camps, l’exil. Il est mort en 1982, aveugle et sourd, dans un hôpital psychiatrique de Moscou.

De 1937 à 1956, je vécus dans les camps et en exil. Les conditions du grand Nord excluent la possibilité d’écrire et de conserver des récits et des poèmes – à supposer qu’on veuille le faire. Quatre ans durant je n’ai eu ni livres ni journaux. Ensuite il s’est trouvé que de temps en temps on pouvait écrire et garder des poèmes. Beaucoup de ce qui fut écrit – une centaine de poèmes – a disparu à jamais. Quelque chose cependant a été sauvegardé. En 1949, travaillant comme aide-médecin dans un camp, je me trouvai en « mission forestière » et pendant tout mon temps libre j’écrivais : sur les revers et les pages de garde de pharmacopées, sur des feuilles de papier d’emballage, sur des sachets.

En 1951, je n’étais plus détenu mais je ne pus quitter la zone de la Kolyma. Je travaillai comme aide-médecin près de Oïmiakon en amont de l’Indighirka ; il faisait très froid et j’écrivais jour et nuit dans des cahiers de fortune.

En 1953, je quittai la Kolyma et m’établis dans la région de Kalinine près d’une entreprise de tourbe. J’y travaillai deux ans et demi comme agent d’approvisionnement technique. Les exploitations de tourbe avec leurs saisonniers, les tourbiers, étaient des endroits où le paysan devenait ouvrier. Ce n’était pas sans intérêt mais je n’avais pas le temps. J’avais quarante-cinq ans, je cherchais à devancer le temps et j’écrivais jour et nuit – vers et récits. Je craignais chaque jour que mes forces ne m’abandonnent et de ne plus écrire une ligne et de ne pouvoir plus écrire tout ce que je voulais.

Varlam Chalamov

 

Varlam Chalamov (1907-1982) est connu du public français par Les Récits de la Kolyma publiés pour la première fois en 1969 par Les Lettres Nouvelles. De 1929 à 1956, presque sans interruption, il connaît la prison, les camps, l’exil.

Cahiers de la Kolyma et autres poèmes réunit, en plus d’un essai autobiographique écrit en 1964, des poèmes écrits dans les camps, ainsi qu’un choix de poèmes du retour.

Cette nouvelle édition est enrichie de trente-quatre poèmes.

Si la vie de Chalamov est un condensé du martyre russe sous Staline, sa poésie est pleine de mesure, de réflexion, d’interrogations. L’accusation qu’il porte est d’autant plus forte.

 


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€ 17.00

Baby, Yvonne

Nirvanah

Nirvanah, adolescente, débarque de façon inattendue chez   Clémence, sa grand-mère. Commencent les séances de "parle-moi". Parfois Clémence raconte le passé, parfois elle s’interroge sur l’avenir. Nirvanah pose des questions, s’en va, revient, cherche à comprendre. Passent quelques après-midis, des guerres, la paix, l’écriture, le merveilleux de la vérité quand elle est transmise par le cœur. ISBN. 9782862312507  octobre 2016, 134 p. 16 euros

Yvonne Baby est un écrivain reconnu (Oui, l’espoir, Prix Interallié), auteur de huit romans et de 15 hommes splendides, un recueil d’entretiens avec des créateurs prestigieux. Elle a été de 1971 à 1990, la première femme chef du service « Culture » qu’elle a créé au journal le Monde. Nirvanah est son neuvième roman.

 

NIRVANAH

« Nirvanah a quinze ans, ou plus dirait-elle, un âge qui peut bouger tous les jours, les heures, les partages, les épreuves, les joies, les absences. Cet âge à variations est un âge d’exception, dira Clémence à sa petite fille Nirvanah, un âge entre l’enfance et l’adolescence, qu’elle-même n’aura pas connu, puisque l’exception, pour ses années à elle, c’était avant. « Avant quoi ? » demande Nirvanah, « Avant la guerre », répond Clémence. Là, Nirvanah va insister pour que Clémence lui parle de la guerre — quelle chance d’avoir une grand-mère plus forte que les livres. « Rien ne pourra remplacer les livres », a protesté Clémence… »

Nirvanah, adolescente, débarque de façon inattendue chez Clémence, sa grand-mère. Commencent les séances de Parle-moi. Parfois Clémence raconte le passé, parfois elle s’interroge sur l’avenir. Nirvanah pose des questions, s’en va, revient, cherche à comprendre. Passent quelques après-midi, des guerres, la paix, l’écriture, le merveilleux de la vérité quand elle est transmise par le cœur. La parole est un don, qu’autorise l’écoute. Entre Clémence et Nirvanah, c’est une histoire d’amitié, de magie.

Journaliste, Yvonne Baby a créé et dirigé le service culturel du journal Le Monde dans les années 1970-1980. Ecrivain, elle est l’auteur de plusieurs romans : Oui, l’espoir (prix Interallié 1967), Kilroy, La Vie retrouvée, Gris Paradis, La femme du mur, Le Troisième ciel. En 2011, elle a écrit un recueil d’entretiens avec de grands artistes, Quinze Hommes splendides, (Gallimard) et en 2013, des portraits, À l’Encre bleu nuit, (Baker Street). 

 


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€ 16.00

Dagerman, Stig

Ennuis de noce

Lorsqu’Ennuis de noce paraît en 1949, l’oeuvre ressort d’un genre traditionnel en Suède : depuis le XVIe siècle, le poème satirique composé à l’occasion des mariages, chante les mérites des nouveaux époux et, en même temps sur un mode humoristique, permet de leur dire des vérités pas toujours plaisantes. L’action se déroule ici en vingt-quatre heures dans un village où la fille du vieux Victor épouse le boucher, mais c’est d’un autre dont elle est enceinte. Les nombreux invités de la noce ont chacun, comme Hildur la nouvelle épousée, leurs drames et leurs secrets, et la bacchanale qui dure jusqu’au petit matin devient un cruel “jeu de la vérité” où le tragique se mêle au burlesque. 

Ennuis de noce est le dernier roman qu’ait achevé Stig Dagerman avant de se donner la mort à trente-deux ans. Une oeuvre qui prend place auprès de l’Enfant brûlé, le Serpent, l’Île des condamnés, parmi les plus fortes et les plus émouvantes de celui qui devait conquérir une célébrité mondiale, hélas ! posthume. 

Parue en français dans la collection des Lettres nouvelles en 1982, la présente réédition est augmenté d’un texte de Stig Dagerman, Comment j’ai écrit “Ennuis de Noce”, et d’une Postface à Ennuis de Noce”, par la fille de l’auteur, Lo Dagerman. 2016, 338 p., relié, 21 euros. ISBN 9782862312538

"Tard, un soir au mois d’août 1931, je suis entré dans une écurie pour y rechercher un petit chat. Le chat n’y était pas et les deux vagabonds de ce soir-là ne s’y trouvaient pas non plus, sans doute s’étaient-ils glissés dans une stalle vide, cela n’a pas grande importance. L’important c’est que j’avais reçu dans la semaine – contre remboursement – un couteau de la firme Oscar Ahrén et une lampe de poche achetée, elle, à la Coop. Depuis, je rôdais chaque soir dans les dépendances, j’éclairais les poutres – ce livre d’hôtes des pauvres – et j’y gravais, sans me lasser, mon nom en des endroits toujours nouveaux. Ce soir-là aussi, je tirai mon couteau de son fourreau. Mais le hasard me fit éclairer deux lettres déjà gravées à cette place : E.E. À première vue, elles semblaient tracées de frais, mais un peu plus tard il m’est revenu que ces lettres représentaient les initiales d’un ancien amoureux de la fille de la maison. Il avait disparu depuis pas mal de temps et depuis même si longtemps que l’objet de sa flamme allait fêter, ce soir-là, à la ferme, ses noces avec un autre.

Je ne sais quel démon me poussa. Je rejoignis ceux qui tendaient des guirlandes dans la grande salle et je leur racontai que je venais de découvrir deux E., gravés de frais, sur le mur de l’écurie. Grand émoi, tout le monde dehors. Comme on me savait expert en inscriptions, on me crut aussitôt. Deux E., s’ils arrivent au bon moment, peuvent déclencher beaucoup de choses. Dans ce cas précis, ils firent naître tout un roman de soupçons. Ciel, un des vagabonds s’est déguisé ou bien, un troisième est là, invisible, il a parcouru une longue route pour venir gâcher ce mariage ! La passion, l’inquiétude, la peur s’emparèrent alors de nous tous pour ne nous lâcher qu’une fois la dernière bougie de cette nuit de noces éteinte.

Avant que ce souvenir, vieux de dix-huit ans, ne devienne Ennuis de noce, il a fallu qu’il traverse bien des aventures. Et d’abord qu’il connaisse le destin ordinaire d’un souvenir. Un souvenir fécond est comme un cintre sur lequel l’expérience accroche un tas de costumes. Bien avant que je ne « commence à écrire », ce souvenir supportait le poids de toutes sortes de vêtements. L’imagination y avait accroché, par exemple, des chemises de soie : Que se serait-il passé si E.E. avait été vraiment là ? Quelle tournure notre vie à tous aurait-elle prise si, tout à coup, E.E. avait frappé à la porte de la ferme et avait exigé d’avoir sa place à table ? Puis, le remords était venu y accrocher ses culottes de golf : Mon ami, pourquoi as-tu menti ? Et le regret y avait bien ajouté une ou deux cravates : Pourquoi le temps ne s’arrête-t-il pas pour celui qui est heureux ? Pourquoi faut-il toujours quitter les lieux que nous aimons et pourquoi faut-il que ceux que nous aimons nous quittent et nous laissent seuls ?

Seulement les beaux souvenirs ne font pas des romans, ils font des mémoires. Et ce qui différencie le romancier et l’auteur de mémoires c’est, entre autres, leur rapport avec les souvenirs. Le mémorialiste doit s’imaginer que les souvenirs restent là où il les a laissés, comme des événements inchangés et immuables. Le romancier sait à quel point la mémoire est trompeuse et il doit en tirer les conséquences, il doit même, oui, encourager de toutes ses forces la falsification. Pour lui, les souvenirs ne deviennent pas des faits, mais des prétextes, l’étendue d’eau par-dessus laquelle il bâtira son pont.

En tant que bâtisseur de ponts, il existe principalement trois problèmes dont la solution me fascine : et d’abord le problème de la communication. J’espère parvenir à rompre mon propre isolement grâce à un pont dont une des têtes se trouve en moi. L’autre tête se trouve chez ceux auprès de qui je cherche consolation. Puis, le problème de la construction de l’arche du pont : le problème artistique. Je veux éprouver la force de mon talent, ce talent dont il me faut douter à chaque instant sauf dans les rares moments où il me semble que je distingue, loin au-dessus de ma propre confusion, une arche plus hardie que je n’avais osé l’espérer. Le troisième problème est celui de l’environnement. Je veux offrir un panorama sur une étendue d’eau demeurée jusqu’ici inconnue de la plupart des gens, mais qui je crois vaut la peine d’être découverte d’en haut.

Le souvenir que je choisis ensuite comme prétexte parmi tous les prétextes possibles, dépend du problème qui, sur l’instant, m’apparaît comme le plus important. Un jour, ce sont les têtes du pont qui priment, un autre jour, c’est la beauté de l’arche, un troisième, c’est le panorama, tout dépend de la nature de mon désespoir. Il existe aussi une sorte d’avarice qui pousse l’auteur à déposer en gage auprès du temps certains sujets qui demandent beaucoup de forces, parce qu’il s’imagine qu’il n’en a pas encore assez pour les exploiter à fond. Une façon dangereuse de se tromper soi-même puisqu’il s’avère toujours que plus on puise dans une réalité plus celle-ci devient inépuisable et plus on s’enrichit soi-même."  

Stig Dagerman, extrait de "Comment j'ai écrit Ennuis de noce".


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€ 21.00

Barberine, Jean-Pierre

Réplique du chaos

Du coeur de la France à l’Espagne en passant par le sud-ouest, on est embarqué dans un périple halluciné, où il devient de plus en plus difficile de distinguer le réel du délire, Dionysos est obsédé par un double qui le poursuit, à moins que ce ne soit l’inverse. Dans cette transe menée à la première personne, l’écriture transfigure le récit à un rythme captivant et on veut en savoir toujours plus sur les personnages et les affres qui jalonnent son parcours. Son destin semble pris, comme le monde lui-même, dans une trame circulaire qui rappelle les impossibles rubans de Möbius. Une épopée contemporaine sur la fiction et la mémoire, au style irrésistible. Un premier roman, à la fois sombre et comique, qui se lit à 100 à l’heure. Une bombe littéraire. 340 p. 19 euros. sortie 1er mars 2016. ISBN 9782862312422

L’auteur serait né à Vichy (Allier) et l’on retrouve sa trace, plus tard, dans les registres de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand mais il ne s’en souvient pas vraiment. Sa vie semble avoir basculé le jour où, pour la première fois, il a franchi la frontière espagnole. Aujourd’hui, il réside depuis de nombreuses années en Espagne où il dit vivre en donnant des cours de français et de guitare, instrument qu’il a appris en autodidacte dès l’âge de douze ans.


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€ 19.00

Ling Xi

L'épaule du cavalier suivi de Je suis un chat

« Il y a quatre ans, nous n’étions l’un pour l’autre qu’un nom, le tien dans la légende, le mien sur une enveloppe. » L’épaule du cavalier est un récit dédié à Maurice Nadeau – « le cavalier qui passe ». Ce recueil de textes relate, entre-autres, les années d’enfance et d’adolescence de l’auteur à travers les portraits des membres de sa famille chinoise et sa perception du monde à travers le prisme de la littérature. Des réflexions s’organisent autour du temps, du destin littéraire, du sacrifice probablement vain qu’il exige et de la consolation par les livres. Je suis un chat est une nouvelle qui relate les aventures d’un chat de gouttière à l’esprit rebelle au sein de la très stricte société chinoise. ISBN 978862312491, octobre 2016, 136 p., 16 euros.

Ling Xi a déjà publié aux éditions Maurice Nadeau, La Troisième moitié, un roman satirique mettant en scène les destins de nombreux personnages dans la ville chinoise de W. L’auteur, d’origine chinoise, écrit en français, vit et travaille en France depuis 1998. L’épaule du cavalier est sa troisième publication en France.

LE CAVALIER QUI PASSE

- Ne touchez pas l’épaule / Du cavalier qui passe, / Il se retournerait / Et ce serait la nuit...  dit Supervielle.

Le fait est que le lendemain de ton congé, ça a été la nuit à midi. Une nuit sans étoiles ni réverbères. À l’abri d’innombrables volumes qui tenaient à distance les rafales de l’orage et les échos de la cité, j’ai touché l’épaule d’un cavalier, qui portait à son front l’orgueil de sa révolte et la noblesse de ses combats ; mais il ne s’est pas retourné… 

Ce que j’écris est une fois pour toutes hors délai. Toi qui te plaignais et parfois provoquais les infidélités de tes auteurs, je n’ai pas eu de quoi te trahir, de la même manière qu’il a manqué la pierre de touche du pouvoir suprême pour éprouver la vérité d’un Trotski. Mais sans doute précisément pour cette raison ne m’en 

1. Jules Supervielle, Le forçat innocent suivi de Les amis inconnus, Gallimard, 1930, 1934 ; coll. Poésie, 2010.

auras-tu pas tenu rigueur : ton coeur a toujours penché, n’est-ce pas, du côté des perdants ? 

Il y a six ans, nous n’étions l’un pour l’autre qu’un nom, le tien dans la légende, le mien sur une enveloppe. À présent, tout redevient comme avant. Tes places demeurent les mêmes dans ma bibliothèque. Tant d’autres ouvrages me parlent de toi du simple fait qu’ils existent. Toi, familier des flots du Gange, du bruissement de la pampa, de l’âpre beauté d’un volcan, des arbres des tropiques à jamais autres depuis le passage de ton ami Michaux…, sans avoir foulé ces contrées qui peut-être n’existent pas, je sais où te trouver à mes moments de solitude. Je t’aimerai comme j’aime le ciel étoilé, ce souvenir de l’univers, cimetière de lumières. Je me plais à penser que c’est par compassion pour cette joie mélancolique que toi, qui aurais voulu croiser la route de Flaubert ou de Montaigne, tu nous as attendus, pour nous assurer, avant que nous devenions à notre tour étoiles, ou plus probablement poussière, un instant de ton amitié fraternelle. 

Tu as tenu à vivre par toi-même jusqu'à l’ultime expérience. Cette fois, tu ne nous rapporteras pas ta trouvaille. Mais un soir, qui sait, au détour d’une page, peut-être reviendras-tu me souffler qui avait raison : Bernanos, Borges, Zhuang Zi, ou bien un papillon ?


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€ 16.00

Yaïch, Jean-Louis

Alger sans moi

Aux dernières heures de l’Algérie française, un médecin cabaliste décide de rester à Alger avant de rejoindre femme et enfant en métropole. Alors que des règlements de compte sanglants scandent chaque journée, le médecin poursuit sa tâche humanitaire dans un quartier populaire d’Alger. Une mouche avalée par inadvertance lors d’une prière extatique, va faire basculer la vie de cet homme. Enfin c’est ce qu’il croit, en voyant s’accumuler une série d’événements auxquels il n’était pas préparé. Le récit se développe, tantôt truculent, tantôt tragique, dans un style alimenté par des situations rocambolesques jusqu’au dénouement final.

Successivement éditeur, directeur de collections, psychothérapeute et libraire, Jean-Louis Yaïch est  l’auteur d’un essai best-seller, Kilos de plume, Kilos de plomb, publié au Seuil en 1989. Alger sans moi est son deuxième roman.

Alger sans moi........

La vie d’un médecin cabaliste bascule après avoir avalé une mouche au cours d’une prière extatique. Le mal est entré en lui. Sur le ton baroque d’un humour noir, le récit s’articule, aux dernières heures de l’Algérie française, entre le combat de ses passions, sa rigueur morale et une certaine porosité de l’être qui le conduit à ne plus distinguer le soi du non-soi.

Jean-Louis Yaïch, né à Alger en 1951, fut représentant d’éditeur, éditeur pour la jeunesse (éditions Léon Faure), psychothérapeute, puis libraire. Connu pour des ouvrages comme Kilos de plume, Kilos de plomb, (récit Seuil, puis en poche collection Point) - plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires vendus -, La Faim en soi (Seuil), Le Dictionnaire des aliments (Presses de la Renaissance) et ses prestations audiovisuelles (Apostrophes ou 52 sur la une). Ses publications furent en leur temps (début des années 90) largement reprises dans la presse.

 


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€ 19.00
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Un homme multiple centré sur la littérature

Maurice Nadeau, né en 1911, a connu Aragon, Breton, Prévert, Péret au fil de ses années militantes d'abord au PCF puis dans l'organisation trotskyste "La ligue Communiste" dans les années trente. Il tire de ces rencontres une Histoire du Surréalisme publiée en 1945 qui sert encore aujourd'hui de référence. Sous l'Occupation, il échappe de justesse aux rafles qui frappent son réseau de résistance qui comprenait fait exceptionnel un soldat allemand. Ce dernier sera fusillé pour sabotage et plusieurs des militants, notamment David Rousset, partiront en camp de concentration.

Il entre à la Libération dans le journal Combat, issu de la résistance et dirigé par Albert Camus dont il va très vite tenir la page littéraire durant sept ans. C'est ainsi que, dans cette fenêtre sur la littérature, René Char, Claude Simon ou encore Henry Miller seront révélés ou défendus. Céline lui-même confiné dans son exil pourra y trouver un appui. "Les écrivains ont le droit de tout écrire". Après Combat, Maurice Nadeau est critique à l'Express de Françoise Giroud puis au Nouvel Observateur.

Parallèlement, il dirige une revue littéraire, Les Lettres Nouvelles, chez l'éditeur Julliard où il aura comme voisin de palier la revue de Jean-Paul Sartre, Les Temps Modernes, avec laquelle il entretiendra de bons rapports. Ces liens seront particulièrement renforcés à l'occasion de son inculpation pour la diffusion du "Manifeste des 121" défendant le droit à l'insoumission pendant la Guerre d'Algérie.

Longtemps directeur de collections chez de grands éditeurs comme Corréa-Buchet-Chastel, Julliard, Denoël, le Mercure de France ou Robert Laffont, il fonde sa propre maison d'édition en 1976.

On a dit de lui qu'il est découvreur de talents en littérature. Il a permis, en effet, la publication en France des premiers ouvrages de nombreux écrivains comme Les Jours de notre Mort, le premier livre sur les camps de concentration de David Rousset, prix Renaudot 1945, La rage de vivre de Mezz Mezzrow, Au-dessous du Volcan de Malcom Lowry, qui depuis est devenu un grand classique, l'écrivain noir américain Richard Wright, des écrivains de la Beat Generation, Jack Kerouac et Lawrence Ferlinghetti, Élise ou la Vraie Vie de Claire Etcherelli, adapté au cinéma par Michel Drach, Les Choses de Georges Perec, prix Renaudot 1965, Ferdydurke du grand écrivain polonais Witold Gombrowicz, les poèmes de Pier Paolo Pasolini ou encore Les Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov dont s'est inspiré Soljenitsyne pour écrire son histoire du Goulag.

Il a publié aussi la trilogie d'Henry Miller, Sexus, Plexus, Nexus, malgré la censure qui sévissait dans l'après-guerre. Avant de faire son entrée à l'Académie Française, Hector Bianciotti a fait ses débuts dans la collection des "Lettres Nouvelles" qui abrite aussi l'ensemble de l'œuvre de Leonardo Sciascia, de J. P. Donleavy ainsi que celle de l'écrivain suédois Stig Dagerman.

Les Editions Maurice Nadeau ont publié les inédits d'Henry James, l'écrivain sud-africain Coetzee (prix Nobel de littérature 2003) et poursuivi leur prospection de jeunes auteurs avec Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq, devenu un livre culte auprès des jeunes lecteurs, ainsi qu'un ouvrage percutant inspiré de la guerre de Bosnie, Les deux fins d'Orimita Karabegovic, de Janine Matillon. En 2002, Le Non de Klara de Soazig Aaron obtient le prix de la Bourse Goncourt du premier roman. Plus récemment deux jeunes auteurs font une très remarquable apparition dans la collection des Lettres nouvelles : Ling Xi avec La Troisième moitié et Yann Garvoz avec Plantation Massa-Lanmaux.

Auteur entre autres d'une étude sur Sade en 1947, d'essais sur Michel Leiris en 1963, sur Flaubert en 1969, Maurice Nadeau a publié ses mémoires littéraires dans Grâces leur soient rendues en 1990 et des extraits de sa chronique Journal en public en 2006.

Fondateur et directeur de la publication de La Quinzaine Littéraire depuis 1966, Maurice Nadeau nous a quittés en juin 2013 après avoir, à l'âge de 102 ans, passé le flambeau à une nouvelle équipe éditoriale, composée de Tiphaine Samoyault, Jean Lacoste et Pierre Pachet († Juin 2016), qui a poursuivi sa ligne éditoriale jusqu'en octobre 2015, pour ensuite créer le blog littéraire En attendant Nadeau.

Les Editions Lettres Nouvelles - Maurice Nadeau poursuivent leur chemin dans la même perspective éditoriale.

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Aaron, Soazig

Le non de Klara bonne feuilles, presse, videos

Ce récit se présente sous la forme d'un journal, celui d'Angelika, l'amie et belle-soeur de Klara qui revient d'Auschwitz à Paris en 1945. Le journal s'organise autour de la parole de Klara qui, jour après jour, pendant un mois, dévoile ce qu'elle a vécu. Pas de lamentations, mais elle dit froidement, avec force et violence, sa stupeur et sa colère permanente, son incapacité à accepter les codes de la vie redevenue normale. 187 p. (2003)

Soazig Aaron est née à Rennes. Elle a travaillé quelques années dans une librairie parisienne et vit aujourd'hui à la campagne. Le Non de Klara est son premier récit. Publié en allemand (Klara nein) par Katarina Wagenbach-Wolff à Munich, Le Non de Klara a reçu en 2004 le Geshwister-Scholl-Preis au cours d'une cérémonie dans le grand amphithéâtre de l'Université. 

€ 16.00

Ce récit se présente sous la forme d'un journal, celui d'Angélika, l'amie et belle?soeur de Klara qui revient d'Auschwitz à Paris après une déambulation à travers l'Europe en août 1945.

Le journal s'organise autour de la parole de Klara qui, jour après jour, pendant un mois, dévoile ce qu'elle a vécu.

Pas de lamentations, mais elle dit froidement, avec force et violence, sa stupeur et sa colère permanente, son incapacité à accepter les codes de la vie redevenue normale. Elle refuse de revoir sa fille de trois ans et partira, au bout d'un mois, en Amérique.

Il existe peu de récits sur le retour des déportés et leur difficile réadaptation à la vie quotidienne.

Soazig Aaron est née à Rennes. Elle a travaillé quelques années dans une librairie parisienne et vit aujourd'hui à la campagne. Le Non de Klara est son premier récit.

Ada

Les étoiles à nouveau bonne feuilles, presse, videos

Les Etoiles à nouveau est le second roman d'Ada qui succède à Elle voulait voir la mer (Prix Populiste 1985). Elle y met en scène l'histoire de Renata, fille d'immigrés italiens de la banlieue parisienne, obstinée dans son dessein : mener une existence qui vaudrait la peine d'être vécue. 237 p. (1987)

Ada, de son vrai nom, Renata Ada-Ruata, est née en 1948. Auteur de théâtre et poète, elle a poursuivi son oeuvre chez d’autres éditeurs.

€ 13.00

Aira, Cesar

La robe rose, les brebis bonne feuilles, presse, videos

Une histoire peut en cacher une autre. Celle de la robe rose commence comme un conte de fées. Sa légende ne cesse de croître et d'opérer de merveilleux rapprochements dans le temps et l'espace. Traduit de l'espagnol (Argentine) par Sylvie Koller. 152 p. (1988)

César Aira né en 1949 dans une ville de la Pampa argentine, vit actuellement à Buenos Aires où il est professeur d'anglais. Il considère la Robe comme son premier conte et Les Brebis comme son premier roman. 

€ 12.00

André, Robert

Les vertes Feuillantines bonne feuilles, presse, videos

Comment la réalité et la fiction  entrent-elles en correspondance ? A l'ombre du Val-de-Grâce, toute la mémoire d'un quartier à travers l'évocation des souvenirs personnels de Robert André, mêlés à la mémoire historique et littéraire de cet arrondissement. 136 p. (1991) ISBN 978-2-86231-103-6

Robert André a écrit une douzaine de romans et des ouvrages de critique, parmi lesquels L'Enfant Miroir, premier volume d'une autobiographie, et un essai sur Stendhal.

€ 14.00

Andriamirado, Natacha

Caracal bonne feuilles, presse, videos

Les seuls voyages que j'ai faits dans ma vie se limitent en Europe et encore, c'était dans des clubs de vacances », fit-il d'une voix timide. Cela la fit sortir de son silence. « Tu n'es jamais parti dans d'autres continents ? » s'exclama-t-elle. Il secoua la tête. Elle ne cacha pas sa surprise. Elle l'imaginait tellement arpentant le monde avec sa curiosité si aiguisée ! Et soudain, l'évidence. Pourquoi ne pas retourner à Caracal avec lui ? Elle n'avait pas le courage de partir seule là-bas. En revanche, s'il l'accompagnait, les choses se présenteraient autrement ! Elle se sentirait plus forte pour arpenter de nouveau un sol laissé à l'abandon ! Et puisqu'il regrettait son manque de voyages, l'occasion était toute trouvée ! 120 p. 18 euros.

Natacha Andriamirado est née en 1969. Elle est l'auteur d'un premier récit J'écris pour mon chien (2009, Maurice Nadeau) et collabore à La Quinzaine littéraire.

€ 18.00

Andriamirado, Natacha

J'écris pour mon chien bonne feuilles, presse, videos

Je n'ai jamais vraiment répondu à ta question, je ne pouvais pas te dire que j'avais écrit toutes ces chansons parce que je t'aimais. Je n'avais pas le droit de te montrer ainsi mon amour. Parce que toi tu ne m'aimait pas. Je devais aussi t'inspirer un peu de dégoût. Alors je me suis excusée de t'avoir importuné. Et je suis partie. Je t'ai dit au revoir en prenant garde de ne pas me faire de croche-pieds ou de te tomber dessus. Et j'ai pensé à nouveau à ta question. Pour qui j'écris, si ce n'est pour l'amour que je te porte et dont tu ne veux pas ?

Pour qui alors ? Pour mon chien. J'écris pour mon chien. 64 p. (2009)

Natacha Andriamirado est née en 1969 à Madagascar. J'écris pour mon chien est sa première publication.

€ 12.00

Aragon, Louis

Lettres à Denise bonne feuilles, presse, videos

On savait que dans Aurélien le personnage de Bérénice correspondait à une jeune femme connue d’Aragon. Il s’agissait de Denise, cousine de l’épouse de Breton. Ces « lettres d’amour » révèlent un Aragon que nous ne connaissions pas. Elles donnent certaines clés de romans comme Aurélien, Le Paysan de Paris, Blanche ou l’oubli. Elles montrent une époque, la première avant-guerre, la naissance du Surréalisme, et constituent un document d’importance. 78 pages / 10,50 € / (1994) / ISBN 978-2-86231-123-4

€ 10.50

Asso, Françoise

Du Jeu, à quoi ça rime bonne feuilles, presse, videos

Le jeu, qui prend les joueurs, fascine ceux qui ne jouent pas sans doute parce que le jeu est ce qui ne ressemble à rien mais rime toujours à autre chose. 89 p. (1995)

Françoise Asso a publié aux éditions Verdier : Reprises (1989) et Déliement (1991). Elle est l'auteur d'un essai sur l'oeuvre de Nathalie Sarraute (PUF, 1995) et enseigne la littérature française à l'université de Lille III.

€ 11.00

Aymard, Sylvie

Courir dans les bois sans désemparer bonne feuilles, presse, videos

Courir dans les bois ailleurs pour tomber finalement sur soi. Pour s'en réjouir. Pour comprendre que rien ne dure, ni la lumière, ni la nuit. 112 p. (2006)

Sylvie Aymard est née à Paris en 1954.  Après des études d'Arts plastiques, elle se consacre à la peinture et l'écriture. Elle vit dans le Clunisois. Courir dans les bois sans désemparer est son premier roman pour lequel elle a reçu le Prix des libraires 2006. 

€ 14.00