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Albert Bensoussan

Le Vertige des étreintes

Le Vertige des étreintes, d’Albert Bensoussan débute avec l’évocation de l’Algérie de son adolescence, l’éveil des sens partagé entre la tradition juive de sa famille, les séductions chrétiennes et la culture arabe de ses premières amours. De femme en femme, d’Algérie en Espagne puis en France ou ailleurs, d’odalisques en geishas, dans une atmosphère de fantasmes et de rêveries où l’humour le dispute à l’ironie, l’auteur reconstruit l’identité de son passé d’homme, son parcours cosmopolite, scandé par la rencontre puis l’absence jusqu’à la future disparition des êtres aimés. Le décor est, pour l’essentiel Alger, la cité matricielle, dont le récit exalte les splendeurs, épouse les soubresauts. Pour affirmer, au temps de l’arrachement et de la dépossession, la nécessaire transmission, le mirage d’un engendrement. L’adieu aux miracles anciens, fût-ce au prix du vertige, s’accompagne d’heureuses larmes en d’ultimes étreintes.

Albert Bensoussan est né en Algérie dont il a partagé les déchirements dans son premier récit, Les Bagnoulis. Il vit parmi les brumes bretonnes dont le libéra Maurice Nadeau en publiant sa Bréhaigne. D’Une saison à Aigues-les-Bains aux Anges de Sodome, son parcours littéraire reste celui d’un exilé du vert paradis. L’Alger de son adolescence, qui inondait les plages solaires de Pour une poignée de dattes, brûle encore dans les cendres d’un passé aboli et survit sur les sables d’un rivage revisité. Le vertige des étreintes est parcours de ville, entre rires et pleurs, fiction de vie, entre songe et mensonge, tréteaux d’un monde qui, dans l’embrasement des sens, entend échapper au trou noir.


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Françoise Grard

Printemps amers

Ce livre vient de remporter le Prix de l'autobiographie JEAN-JACQUES ROUSSEAU 2018.

Trois portraits de femme composent ce récit. Celui d’une grand-mère, Marthe, aimante mais brisée, une mère, Geneviève, absente mais irresponsable, une belle-mère, Janine égoïste et despotique face à la fratrie de trois jeunes soeurs. Exister, grandir, s’émanciper est un parcours d’obstacles que la narratrice conte admirablement. 

Nous sommes tous formés des êtres fondamentaux qui ont porté leur ombre sur le matin de notre vie. Nous sommes tous tissés de leurs voix, de leurs regards, et nous portons dans notre chair et pour toujours la marque indélébile de leur influence et de leurs bons ou mauvais traitements.

À travers ces trois portraits, « La maison de Marthe » qui se déroule dans le midi de la France, « L’Étrangeté de Geneviève » à Paris dans un milieu ultra-conservateur, « L’Énigme Janine » à l’étranger en suivant de poste en poste l’itinéraire d’un père diplomate, l’auteure évoque ici les fantômes qui la constituent en partie pour le meilleur et pour le pire.

Françoise Grard, née en 1957, est professeur agrégée de Lettres au lycée Michelet à Vanves. Elle habite Paris dans le 15e arrondissement.

Après une enfance voyageuse, elle exerce son métier en région parisienne avant de publier depuis 1998 une trentaine d’ouvrages en littérature jeunesse, principalement chez Actes Sud Junior.

Écrire obstinément sur le thème de l’enfance l’a amenée à se pencher sur la sienne. Trois femmes de ma vie est son premier texte en littérature générale?; elle y évoque trois personnages fondamentaux de son passé sur fond de temps troublés et de pays lointains.


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Andrea Genovese

Dans l'Utérus du volcan

Vanni, écrivain italien résident en France, revient dans sa Sicile natale avec sa femme lyonnaise pour recevoir un Prix de poésie chrétienne richement doté et décerné par un ponte de la Mafia. Sous l’influence de l’Etna toujours prêt à s’enflammer, l’apparition de la pulpeuse Lilina va provoquer l’éruption des sens du poète et mettre à mal l’équilibre du couple. Dans une ambiance de polar, qui peut faire penser à l’écrivain sicilien Leonardo Sciascia, l’auteur nous entraîne, sous la violence d’un été torride, des Îles Éoliennes à l’Etna, dans l’agonie d’un monde refermé sur lui-même. Nostalgie, sensualité effrénée, mythologie, l’écriture éclate comme une éruption volcanique.

Écrivain italien, Andrea Genovese (né en 1937 à Messine en Sicile), vit en France depuis 1981. Il définit sa vie comme une Odyssée minime (titre de son premier recueil de poèmes), mais trois romans autobiographiques publiés en Italie nous en révèlent, de 1945 à 1960, à peine une partie. Poète, romancier, dramaturge, critique littéraire, d’art et de théâtre, il édite Belvédère, un webzine on line entièrement écrite par lui, hors norme et sans tabous. En français il a écrit des recueils de poèmes et des textes de théâtre joués à Lyon. Dans l’Utérus du volcan est son premier roman écrit directement en français.


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Anne Amzallag

Kaboul rue des Fleurs

C’est par désœuvrement qu’Anne Amzallag est partie pour Kaboul en 2004 munie de sa caméra. Cette destination était arbitraire (si ce n’était le fruit du pur hasard). Elle est reçue par Warren, un Anglais qu’elle découvre en même temps que la ville. Il est à Kaboul au sein de la Reconstruction. Anne va rencontrer un grand nombre de militaires et de civils qui, pour la plupart, travaillent pour un programme des Nations unies visant à désarmer les Moudjahidin et les rendre à la vie civile. Cette mission a pour nom DDR (Démobilisation, Désarmement et Réinsertion). 

Anne prétend travailler pour une chaîne de télévision et on la prendra pour une authentique journaliste. Son regard cependant, et sa situation même, en porte-à-faux, font qu’elle porte un regard entièrement personnel sur le monde qui l’entoure, depuis le petit peuple afghan de la rue des Fleurs, jusqu’aux hauts fonctionnaires internationaux. Sa vision et le récit qu’elle rapporte de son expérience intense sont faits d’ironie, voire de dérision mais témoignent aussi d’une véritable capacité à nouer des liens sincères. À l’issue de son séjour, un film naîtra, DDR, à propos duquel le journal Le Monde écrira en juillet 2005 «??qu’il constitue un bon exemple de ce qui distingue le cinéma de la télévision ou du journalisme ». Kaboul, rue des Fleurs est un récit vif et audacieux sans équivalent dans la littérature d’aujourd’hui.

 

Anne Amzallag, née à Agadir au Maroc, arrive en France à l’âge de 17 ans. Elle étudie l’arabe à l’Institut des langues Orientales et vit plusieurs années en Égypte. Elle est réalisatrice de documentaires.  DDR est visible sur YouTube. Kaboul, rue des Fleurs est son premier livre. 


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Alain Joubert - Pierre André Sauvageot

Le cinéma des surréalistes

Buñuel, Ferreri, Fields, Forman, Greenaway, Hitchcok, Jarmusch, Kubrick, Polanski, Prévert, Renoir, Sternberg, pour ne citer que ceux-là... S’il n’y a pas à proprement parler de cinéma surréaliste, ces réalisateurs ont reflèté cependant l’état d’esprit des surréalistes. Alain Joubert a choisi de présenter dans cet ouvrage cent soixante-deux films des années vingt du siècle dernier à 2015,— célèbres ou moins connus — où percent le désir de révolutionner l’entendement humain. 320 PAGES RELIÉ - ISBN  9782862312729

Les 29 photocollages en noir et blanc de Pierre-André Sauvageot interprètent en les illustrant, les thèmes de la révolte, la subversion, l’amour fou, la passion, le merveilleux, l’onirisme, la force du mythe, l’exaltation d’un sacré non religieux, éros et thanatos, l’humour noir ou le non-sens, tout ce sur quoi se fondent les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues.

Alain Joubert rejoint André Breton et le Groupe Surréaliste dès 1955 ; il participe dès lors à toutes les activités de ce groupe, jusqu’à son auto-dissolution décidée en 1969 à son initiative. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, nouvelles, poèmes, essais, chroniques, dont Le Mouvement des surréalistes ou le fin mot de l’histoire (2001), Une Goutte d’éternité (2007) et La Clé est sur la porte–pour le Grand Surréalisme (2016) chez Maurice Nadeau.

Pierre-André Sauvageot, photographe, réalisateur de films documentaires, travaille parallèlement dans le domaine du film d’animation et des effets spéciaux. Depuis une dizaine d’années, il se consacre à la réalisation de photocollages et de films en collages animés. Les illustrations de cet ouvrage sont des composites regroupant en une même image des personnages provenant de plusieurs films. Son travail est visible sur le site www.pasauvageot.fr.


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Renata Ada-Ruata

Elle voulait voir la mer...

Une famille ouvrière italienne dans la banlieue parisienne. Le père est maçon. La mère rêve d’un meilleur sort pour ses enfants. Elle parvient à faire entrer Renata au lycée. Ensuite pas d’autre orientation que le « technique ». Elle effectue un travail de bureau dans une grande « boîte » alors que ne cessera de l’habiter le désir de parvenir à la culture et de se réaliser.

Arrive Mai 68. Le père, à qui elle était fort attachée, meurt, sans avoir concrétisé son ambition de construire une maison pour la famille. Au lieu de faire le riche mariage rêvé par la mère, Renata s’éprend d’un ouvrier. Elle vit avec lui et l’épouse, ils sont tous deux portés par la vague d’espoir en une vie nouvelle. Quand la vague retombe, ils se sentent « les dindons de la farce ».

Renata a approché un milieu bourgeois par son frère, richement marié. Elle en voit les côtés rebutants  au regard de son idéal. Le groupe des camarades de Mai 68 s’est dissous. Rien à espérer de ce côté-là non plus. Son entrée en faculté lui apportera-t-elle la solution ?

Fille de maçon italien, Renata Ada-Ruata a émigré en France avec sa famille en 1951. Elle a passé son bac à Paris et après la mort de son père a travaillé plusieurs années  comme secrétaire avant d’enseigner.  Elle voulait voir la mer... est son premier roman publié en 1985 (Prix populiste 1986) aux éditions Maurice Nadeau, suivi en 1987 de Les étoiles à nouveau. Par la suite, l’auteur a publié chez différents éditeurs, romans, poèmes et témoignages. Elle dessine et peint aussi.


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