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Alexis Gloaguen

Écrits de nature, tome 1

Ce tome I des Écrits de nature rassemble plusieurs recueils dont un inédit, Pêcheurs d’oiseaux, une série de portraits d’oiseaux, captés dans leurs paysages. Traques passagères (1989) fut écrit au pays de Galles, en Cornouailles et dans le Devon (à Dartmoor), dans le sillage des libellules. La Folie des saules (1992) est un voyage immobile dans les marais d’eau douce et salants de la région de Vannes. Un long chapitre concerne la chouette effraie, observée de nuit. Une Passerelle de sable (1990) se présente comme un parcours crépusculaire de la baie d’Audierne. Ouvrage illustré de 60 dessins couleurs et noir et blanc ainsi que de photos prises en milieu naturel.

Alexis Gloaguen (né en 1950) est un écrivain et philosophe français né en 1950 en Bretagne et auteurs de nombreux récits de voyages en Amérique du nord, en France et Grande Bretagne, fondés sur l’observations des villes, des hommes et de la nature. Jean-Pierre Delapré est un artiste et photographe animalier chevronné. Ses photos, ses aquarelles, ses pastels et ses dessins sont réalisés en pleine nature.


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Cléo Dune

La Funambule

Une jeune fille tombe de son fil et, en chutant, perd la mémoire – celle des évènements passés, celle des us sociaux –, si bien qu’elle est comme ballotée au sein de ceux qui s’activent autour d’elle et la somment d’agir. C’est quoi, saluer quelqu’un ? Et ce baiser, que veut-il dire ? Pour se reprendre, pour mieux comprendre, elle décide alors de voyager, afin de rencontrer ceux qui l’auraient connue, avant, et qui pourraient lui conter ce qu’elle était. Mais ce voyage la déroute plus qu’il ne fournit la clé de son histoire et elle côtoie le risque sourd de la folie. Voyage initiatique en trompe-l’oeil, puisque jamais il ne lui donne ce qu’elle cherche, le mystère de son identité : les souvenirs des autres, si bien entassés, ne feront jamais une personne. Chant du corps et de ses fluides, La funambule, premier roman, questionne de quoi nous sommes faits, – quel est ce sang qui circule dans nos veines ? – mais aussi, et surtout, comment les femmes se défont.

Cléo Dune, née en 1992, étudie la philosophie à Paris. La Funambule est son premier roman. Il répond à une double inquiétude : à quel point sommes-nous façonnés par les autres ? Et quel espace possible pour celles qui veulent faire craqueler leur enveloppe ?


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Gheorghe Craciun

La Poupée russe

La Poupée russe est résolument roumaine, car il faut voir dans le titre, initialement en latin (Pupa russa), l’annonce d’une véritable typologie romanesque de la femme. Ce qui prévaut c’est le principe des poupées russes, invoqué en présence d’une relation de type « objet à l’intérieur d’un objet similaire », métaphore que d’aucuns rapprochent de celle de l’oignon et que l’auteur ne manque pas de relever lui-même.

En premier lieu, le roman retrace la vie de sa protagoniste Leontina Guran, femme fatale, sportive de haut niveau, depuis les années soixante, jusqu’à ses quarante ans lors de la Révolution roumaine de 1989. S’agit-il d’une courtisane communiste ? Est-elle un jouet entre des mains machistes ou plutôt, une femme libre qui tend naturellement à accomplir son destin ? Son parcours est intimement lié à celui de la Roumanie communiste dans un roman à la fois nouveau, érotique, social et historique, d’une âpre douceur.

Des « notes de l’auteur », constituent un témoignage direct de l’auteur sur ses intentions « textualistes » : dynamiter les procédés littéraires préexistants par l’usage de changements rapides de narrateurs ou de discours, de documents bruts, de manifestations d’oralité. Leontina Guran se rapproche d’Emma Bovary par l’identification que l’auteur laisse transparaître ainsi ouvertement.

Né en 1950 et décédé en 2007, Gheorghe Craciun est l’auteur de plusieurs romans et essais en Roumanie. La Poupée russe, publiée en Roumanie en 2004, puis rééditée en 2007, est sa dernière grande oeuvre, pour laquelle il obtint le prix de l’Union des écrivains roumains dans la catégorie prose en 2004 et le Premier Prix de prose de la revue Cuvântul la même année.

Gabrielle Danoux est la traductrice d'un grand nombre d'auteurs de langue roumaine classiques comme La Femme chocolat de Gib I. Mihaescu, Cœurs cicatrisés de Max Blecher, Le Collectionneur de sons d'Anton Holban et Au loin un jour / Fernab ein Tag d'Otto Alscher, Brocs en stock de Calin Torsan, ainsi que deux volumes de poésie de Ion Pillat, ou le bref texte 1871 de Valeriu Marcu.


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Olivier Silberzahn

Journal d'un nageur de l'ère post-Trump

Oeuvre de politique-fiction cyber-politico-natatoire, Journal d’un nageur de l’ère post-Trump met en scène le scénario catastrophe économique et social des années 2017-2025 qui pourrait débuter ainsi : Marine Le Pen vient d’être élue Présidente. Via internet, chacun reçoit son information de sa bulle et la personnalisation extrême des contenus signe la fin de tout consensus possible. Dans une société post-factuelle soumise à l’influence sans limite des réseaux sociaux, la vague populiste déferle sur notre monde, désormais dirigé par Trump, Poutine, Erdogan, Marine Le Pen… et autres leaders à forte poigne. Sous l’autorité de ces nouveaux dirigeants, la démondialisation, déjà entamée en 2015, s’accélère, et entraîne notre monde dans une spirale infernale, dont peu avaient prédit les conséquences. Les murs s’érigent aux frontières, la France abandonne l’euro et est frappée par une vague d’attentats sans précédent, l’Europe se disloque, le réchauffement climatique s’accélère, l’énergie se fait rare et les villes sont de plus en plus dangereuses. Est-ce la fin de l’humanité qui s’annonce ? Quoi qu’il en soit, imperturbable, le nageur continue de nager. Sauvera-t-il le monde ?

L’auteur, Olivier Silberzahn, est nageur et ingénieur polytechnicien. Il travaille depuis plus de 25 ans pour de grandes sociétés informatiques, françaises et internationales, récemment dans le domaine du Cloud et du Big Data. Journal d’un nageur de l’ère post-Trump est son premier roman.


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Gabrielle Segal

Brooklyn Strasse

Lorsque nous marchons dans la rue, à la nuit tombée, nous sommes souvent tentés de regarder à l’intérieur des appartements éclairés. Espérant, à travers les fenêtres, qui sont autant de tableaux, percer le mystère d’existences inconnues. À chaque étage d’un petit immeuble de Brooklyn, des voix se font entendre. Les voix de Mary-June Parker et de ses fils, libérés de l’emprise de Pete, mari et père violent qui a subitement disparu. La voix du vieux Norman Klein qui s’accommode du deuil à sa façon. La voix de Madleen Hutikton, la propriétaire. Et un peu plus bas dans le quartier, la voix de Stephan Karmerr, l’épicier, dont l’amitié avec Madleen a vu le jour à Berlin durant les années hitlériennes. Et enfin, la voix sourde de Pete. Un seul habitant sait ce qu’il est advenu de lui, mais tous seront transformés par sa disparition. ISBN : 9782862312576. 210 p. 18 euros.

Gabrielle Segal est née à Bordeaux en 1963. L’écriture et la littérature sont deux axes fondateurs de son existence. Tout en exerçant divers métiers dans la communication et le marketing, elle a consacré de nombreuses années à rechercher sa propre voix littéraire. Inspirée par la ville de New York et par l’hétéroclisme de ses habitants, elle y situe l’intrigue de son premier roman, Brooklyn Strasse. 

 


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Andrea Zanzotto

Vocatif suivi de Surrimpressions

 Vocatif, recueil publié en 1957, restait inédit en français. Sa publication permet de mieux comprendre l’évolution du langage du poète de Vénétie et l’articulation de l’oeuvre tout entière. Surimpressions est l’avant-dernier recueil de poèmes d’Andrea Zanzotto publié en Italie en 2001. Avec une puissance expressive peu commune, l’ouvrage traite de la destruction du paysage. Passant du mutisme relatif à la parole proliférante, l’auteur combine toutes les formes italiennes et dialectales de poésie, dans une oeuvre originale sans pareille. Vocatif suivi de Surimpressions est le cinquième volume des oeuvres d’Andrea Zanzotto, traduites par Philippe Di Meo et publiées par Les Lettres Nouvelles : Du Paysage à l’Idiome (1994), Au-delà de la brûlante chaleur (1997), La Beauté (2000), Météo (2002). 978-2-86231-255-2 janvier 2017, 22 euros.

Andrea Zanzotto (1921-2011) est un grand critique, un prosateur et probablement le poète italien le plus original et novateur du XXe siècle. Il est aussi connu pour avoir été le dialoguiste de Federico Fellini (Le Casanova de Fellini, E la nave va, La cité des femmes) et conseillé Pasolini pour son Saint Paul. Dans son oeuvre, il a réalisé la synthèse des traditions poétiques italiennes : la dantesque, la pétrarquiste et la dialectale. 


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