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Patrick Corneau

Ollivia suivi de Quelques passantes

En librairie le 6 novembre 2020. 

Un professeur d’université est affecté dans une ville du sud de la Bretagne. En proie à un marasme fait de solitude, d’ennui, il rencontre Ollivia par le biais de la rubrique « Rencontres » d’un journal local. Ollivia est esthéticienne, elle est jolie sans être belle, sensuelle, courageuse et déterminée. Âme cabossée, elle a reçu des coups de partout, de sa famille, de l’école, des hommes spécialement. Ollivia devient son amante et « peut-être davantage si... ». 

Plus les corps se rapprochent, plus les discordances s’affirment. Tout les oppose : l’éducation, le langage et les goûts, l’appartenance sociale et les projets de vie. Entre moments de bonheur fugace, éclats érotiques et cruelles déconvenues, l’auteur esquisse une réflexion mélancolique sur le choix amoureux, la confusion des sentiments, l’absurde de l’amour. Journal d’une rencontre amoureuse où la part de vérité que recèle le « mentir-vrai » du souvenir excède toute morale possible.

Patrick Corneau a enseigné les sciences de l’information et de la communication. Spécialiste de Jean Grenier, il est l’auteur d’essais et d’articles en littérature, esthétique et critique d’art publiés dans des revues françaises et brésiliennes, et le créateur en 2006 du Lorgnon mélancolique, un blog de littérature et critique littéraire très suivi.

 

En savoir plus...

"Ollivia" de Patrick Corneau, portrait d’une femme amoureuse par Roland Jaccard dans Causeur, repris dans Service littéraire, n° de décembre 2020.

Sans doute aurait-elle aimé, alors qu’elle s’apprêtait à repartir pour Paris après trois nuits passées au Lausanne-Palace, que je lui fasse cet aveu : « De toi, j’oublierai tout, sauf toi. » Ce sont des mots qui marquent les filles à jamais. Mais ces mots, je ne les avais pas à ma disposition. Et puis, je pensais plutôt que si vous prenez le chagrin d’amour le plus violent, que vous le laissez mariner, que vous y ajoutez dix ans, il n’en restera quasiment plus rien, juste une vague impression de roman aux trois-quarts oubliés. Et comme l’écrivait une de ses amies à Virginia Woolf : « Qu’est-ce que l’amour ou le sexe, comparé à l’intensité de la vie que l’on mène dans le livre qu’on écrit ? » voir l'article en entier dans : https://www.causeur.fr/ollivia-patrick-corneau-186483

 

Patryck Froissart donne son sentiment dans La Cause littéraire du 3 décembre 2020. 

« Je voyais l’arc d’incompréhension qui paradoxalement nous liait s’agrandir dangereusement – l’effondrement surgirait bientôt ».

Le portrait d’Ollivia, initialement positif, subit, ponctuant des périodes de bonheur amoureux, à mesure que l’amant en distingue les défauts qu’il veut y voir, une série de retouches de plus en plus négatives, réduisant à mesure l’intensité de la relation amoureuse. Si le narrateur cite, en référence de son dessein évident de portraitiste, le Portrait du Cardinal de Retz par La Rochefoucauld, on est plutôt amené, tant les traits ici et là s’accentuent et saillent, à penser aux Caractèresde La Bruyère. En contre-plan, et c’est là un autre aspect remarquable du récit, s’esquisse le propre caractère du narrateur, son individualisme, avec une dose certaine d’égocentrisme. On peut trouver déplaisant le personnage qui apparaît de la sorte.

« Il n’y avait plus d’enjeu, j’avais déjà pris tout ce qu’elle pouvait me donner. Expliquer, s’expliquer, était inutile. J’avais envie d’être seul, ça je le savais – je touchais le sol véritable de ma complexion, le fond de mon être célibataire. Aucun appel du pied ne suffirait à me faire remonter. Vers elle ».

Cet art du portrait qu’annonce le roman, l’auteur l’affine avec talent dans la deuxième partie de l’ouvrage, intitulée Quelques passantes.

Voir l'article en son entier sur :  http://www.lacauselitteraire.fr/ollivia-patrick-corneau-par-patryck-froissart 

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