En librairie le 4 septembre 2026
Paris, 2013. Peu importe l’année. Ça ne dit pas grand-chose de cette histoire. Il pleut et c’est l’hiver. Terrence erre. Ava n’a plus de désir. Il ressasse son obsession. Puet-on faire couple sans désir ? Pour elle, oui, car il reste l’amour. Et c’est suffisant. Pour lui non, et c’est un drame. Il est plus terre à terre. Un gouffre s’ouvre, dans lequel il plonge. On se nourrit parfois de son propre chagrin. Mais, pour faire face, Terrence a besoin d’embrasser un malheur plus grand que le sien. C’est une solution comme une autre. Alors il rôde devant la cage d’Aramis, la panthère de la ménagerie du Jardin des Plantes. Lui dans sa prison mentale et elle dans son minuscule enclos. Que cherche-t-il ? Une idée peut-être... qui germe en lui, affolante et déraisonnable. Elle lui redonne le sourire. Il y a des frontières dont, une fois franchies, on ne revient pas. C’est un risque à prendre.
Puissant roman sur le délitement du couple et la disparition du désir, Fatal Éros explore la fragile ligne de crête entre les pulsions érotiques et destructrices dans une époque où l’on pense pouvoir s’affranchir des corps.
Cyrille Falisse est libraire en Provence. Il est l’auteur d’un premier roman, Seuls les fantômes, publié par les éditions Belfond en 2024. Fatal Éros est son second roman. ISBN : 978-2-86231-700-7 224 p. 21€
En 1956, Georges Bataille est appellé à témoigner au procès de Jean-Jacques Pauvert, poursuivi pour avoir publié les œuvres de Sade. L’auteur d’Histoire de l’oeil comprend que la morale menace de mort la littérature. L’audience devient le miroir de sa propre vie. Les souvenirs affluent : enfance marquée par la folie d’un père aveugle et paralytique, indifférence d’une mère réfugiée dans la religion. Des événements qui ont émaillé son parcours surgissent : expériences limites dans ses amours placées sous l’égide de la transgression, visions de guerre et de sacrifice qui le hantent, traversée du mal, liens tourmentés avec le parti communiste, haine du fascisme… Réflexions et fulgurances se mêlent en un vertige où pensée et vie s’entrelacent, entre érotisme et sacré, extase et mort. Mais derrière ces éclats affleure aussi une énigme plus obscure. Refusera-t-elle de se dévoiler ?
À travers cet épisode de la vie littéraire, Patrice Trigano accompagne Bataille au plus près de son vertige intérieur. Il explore ce point où l’écriture n’obéit plus à l’auteur, où l’œuvre surgit comme une puissance étrangère, excessive, qui le dépasse.
Patrice Trigano a fait des études de droit et de philosophie avant de consacrer sa vie à l’art en tant que galeriste, écrivain et dramaturge. Ses livres sont publiés aux éditions de la Différence, Léo Scheer, Mercure de France et Maurice Nadeau. Il a publié en 2024, La Promesse de l’art, Mémoires d’un galeriste aux Éditions du Canoë.
En librairie le 5 juin 2026
Dans ce recueil, le romancier se livre ouvertement. Les souvenirs autobiographiques se mêlent aux choses vues, la description à l’examen de conscience. En toutes ces nouvelles, Dagerman révèle son esprit lucide et angoissé, ironique et compatissant, cruel et sensible. On comprend mieux pourquoi, très jeune encore, il a eu recours au suicide. Ce recueil contient outre la nouvelle Le Froid de la Saint Jean qui lui donne son nom, La voiture de Stockholm, Viande salée et concombres, L’échiquier de poche, Quand j’ai ramé pour un lord, Bon Soir, Voyage du samedi, Adieu à la mer, Il était une fois au mois de mai, Ma rencontre avec Strindberg, Classes 25 et 23, L’hiver à Belleville, Flâneries dans le quartier de Klara, Ennuis de noce, Stig Dagerman, l’écrivain et l’homme, L’homme qui aime, L’homme qui va mourir, Le voyageur.
Traduit du suédois par C. G. Bjurström et Lucie Albertini. Préface et bibliographie de l’auteur par Lucie Albertini. 208 pages, 9,90€.
Stig Dagerman, l’un des plus brillants écrivains suédois, né en 1923, s’est donné la mort en 1954. C’est Maurice Nadeau qui a publié en français en premier les œuvres de Stig Dagerman.
En librairie le 7 mai 2026
Jacques B., dit Petit-Jacques, a raconté à l’autrice de ce livre son histoire de truand à l’ancienne. Pascale de Trazegnies nous brosse une existence d’enfant placé, faite d’errances, de vols de voitures, de casses de coffres-forts, de passages répétés en prison. Une histoire à la première personne, découpée comme des séquences cinématographiques, de relations romanesques avec des stars en tous genres, Roger Vadim ou Jacques Mesrine, où le ton détaché et l’ironie jonglent avec les hauts et les bas d’une destinée.
Pascale de Trazegnies, est musicienne et écrivaine belge de langue française, née à Bruxelles en 1948, Elle vit actuellement entre Paris et le Lot. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages, dont L’État de veille, Fixot, 1988, L’Indécise, Fixot, 1991, Succès damnés (collectif), Luce Wilquin, 1996, Le Mort, Act Mêm, 2010, Ô Orchidées !, Flammarion, 2018 (illustrations de Djohr, d’après Fleurs des serres et des Jardins de l’Europe, Van Houtte, 1845-1855), L’Œuvre au rose, avec des œuvres originales de Myriam Baudin, Dumerchez, 2025.