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Anton Stoltz

Le Jardin du Lagerkommandant

À paraître le 8 octobre 2020

Automne 1943. Dans le camp d’extermination d’Auschwitz, Anna, la femme de l’Untersturmführer Hans Nebel chargé de la comptabilité et du fichier du camp d’Auschwitz, désire ardemment posséder un jardin comme celui du Lagerkommandant, agrémenté d’une serre, où pourraient être cultivés des fruits exotiques... 

Le récit est mené du point de vue d’Anna. Celle-ci mène une existence plutôt tranquille et confortable dans une « villa » située à quelques kilomètres du camp d’extermination, et est tenue par son mari dans l’ignorance du fonctionnement exact de la gigantesque machine de mort en cours. Sa préoccupation principale est d’élever ses enfants et de mener une vie mondaine en compagnie d’autres femmes d’officiers SS, tout en employant à son service des détenus juifs ou fondamentalistes, dont la survie dépend du bon vouloir de la maîtresse de maison.

Ce roman, d'une rare puissance d'évocation et d'une grande force d'écriture, apporte un autre éclairage et un angle inédit sur l'une des pages les plus sombres du nazisme

Anton Stoltz est un écrivain canadien né à Sherbrooke. Après des études en histoire et en économie, il a passé un certain nombre d’années à l’étranger, où il a travaillé à titre de traducteur au sein de diverses entreprises et organisations. Le Jardin du Lagerkommandant est son premier roman.


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François Momal

Le Banc de la victoire

En librairie le 6 novembre 2020

L’auteur nous introduit dans l’esprit d’un bawab cairote, c’est-à-dire d’un gardien d’immeuble. Chez le bawab, il y a du concierge à l’occidentale, à savoir porter le courrier, s’occuper du nettoyage de la cage d’escalier et, le cas échéant, rendre de petits services aux locataires ou propriétaires dudit immeuble ; mais il y a aussi, et c’est le plus important, un sentiment de promotion sociale. Tarek, le bawab mis en scène par l’auteur, vient de Haute Égypte, où la pauvreté est assurée à vie. D’être au Caire constitue déjà une promotion. D’avoir affaire à des occupants de l’immeuble tel un officier, un homme important, le valorise chaque jour. 

Et puis, bien évidemment, il y a l’autre face de la vie de Tarek : le manque de femme, la fréquentation des prostituées, l’obligation d’être un indic pour le commissaire Youssef Charif (avec une attention particulière pour le locataire du septième, l’officier copte de l’Armée de Terre Matta Kassam), son amitié avec Younès, un autre bawab, et, de fil en aiguille, les bêtises, l’engrenage fatal. Tout ceci sous la pression du commissaire qui se fait de plus en plus pressante en cette veille de guerre du Kippour d’octobre 1973.

L’auteur a vécu adolescent trois années au Caire de 1972 à 1975. Il a donc été témoin de la guerre du Kippour vue de l’arrière. Bien évidemment il a puisé dans ses souvenirs encore vifs la matière de ce roman. Souvenirs qui ont été confrontés à d’autres témoignages de cette époque.

 


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Patrick Corneau

Ollivia suivi de Quelques passantes

En librairie le 6 novembre 2020

Un professeur d’université est affecté dans une ville du sud de la Bretagne. En proie à un marasme fait de solitude, d’ennui, il rencontre Ollivia par le biais de la rubrique « Rencontres » d’un journal local. Ollivia est esthéticienne, elle est jolie sans être belle, sensuelle, courageuse et déterminée. Âme cabossée, elle a reçu des coups de partout, de sa famille, de l’école, des hommes spécialement. Ollivia devient son amante et « peut-être davantage si... ». 

Plus les corps se rapprochent, plus les discordances s’affirment. Tout les oppose : l’éducation, le langage et les goûts, l’appartenance sociale et les projets de vie. Entre moments de bonheur fugace, éclats érotiques et cruelles déconvenues, l’auteur esquisse une réflexion mélancolique sur le choix amoureux, la confusion des sentiments, l’absurde de l’amour. Journal d’une rencontre amoureuse où la part de vérité que recèle le « mentir-vrai » du souvenir excède toute morale possible.

Patrick Corneau a enseigné les sciences de l’information et de la communication à l’Université de Bretagne Sud. Spécialiste de Jean Grenier, il est l’auteur d’essais et d’articles en littérature, esthétique et critique d’art publiés dans des revues françaises et brésiliennes, et le créateur en 2006 du Lorgnon mélancolique, un blog de littérature et critique littéraire très suivi.

 


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