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Nadeau, Maurice

Soixante ans de Journalisme littéraire. T1 (Poche)

En librairie le 3 avril 2026

Soixante ans de journalisme littéraire. t.1 : Un florilège des années Combat (1945-1951)

Soixante ans de journalisme littéraire relate un itinéraire hors du commun où édition, journalisme littéraire et batailles d’idées sont étroitement mêlés pour définir en creux une personnalité. Pour Maurice Nadeau, les années Combat, en France, c’est Artaud, Blanchot, Breton, Bataille, Camus, Cendrars, Char, Cioran, Genet, Giono, Malraux, Michaux, Sade, Sartre. À l'étranger, c'est Beckett, Hemingway, Kafka, Koestler, Lawrence, Lowry, Malaparte, Miller, Steinbeck, Woolf. Plus qu’un recueil, c’est la première étape de l’évolution du monde littéraire qui s’affiche au lendemain de la Libération. ISBN : 978-2-86231-650-5, 400 p. 14,90€. Désormais accessible en format poche, cette parution sera suivie bientôt d'un tome 2, Un Florilège des années Lettres Nouvelles et d'un tome 3, Un florilège des années Quinzaine littéraire. Voir aussi, sur notre site, les trois volumes de l'édition intégrale.

Maurice Nadeau, journaliste, directeur de la revue Les Lettres Nouvelles puis du bi-mensuel La Quinzaine littéraire, a débuté comme critique littéraire dans le journal de la Résistance Combat en 1945. Directeur de collections chez Juilliard et Denoël, il a fondé ensuite les éditions qui portent son nom.

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Jean-pierre thibaudat dans LE CLUB DE MEDIAPART  CHRONIQUE du 19 avril 2026 :

Maurice Nadeau le clairvoyant

Paraît en poche, aux éditions qui portent son nom, le premier volume des chroniques littéraires de Maurice Nadeau, les années « Combat ». Un regard aigu, attentif, creusant, jamais complaisant.(...) ». Ce premier volume en poche va du « Beau ténébreux » de Julien Gracq dans le N°43 de revue Fontaine (dirigée par Max-Pol Fouchet qui, plus tard, sera une des animateurs à l'ORTF de « Lectures pour tous ») en juin 1945 à « L'homme révolté » d'Albert Camus, dans Combat le 8 novembre 1951. (...) Les critiques de Nadeau sont aussi souvent des réflexions sur la critique. D'Aragon à Woolf, d'Artaud à Simone Weil, de Beckett à Blanchot et Breton, de Kafka à Orwell, de Maiakowski à Sade, les absents sont rares. En publiant ces critiques et en s'interrogeant sur le rôle du critique, Nadeau laisse au lecteur le soin de juger s'il s'est trompé de direction. La réponse laisse peu de doutes.

Gregory Rateau chronique dans AREBOURS-REVUE.FR  Nadeau, le florilège des années Combat : " Il n’installe pas un discours – il prend position. Chaque texte avance comme un corps exposé, sans blindage théorique. « Je n’ai ni doctrine ni système » – il le dit, et ce n’est pas une coquetterie : c’est une ligne de vie.
Dans un paysage critique encore tenté par les écoles, les chapelles, les mots d’ordre, Nadeau se tient à part. Il préfère l’instabilité au confort, le jugement risqué à la synthèse impeccable. Il lit comme on s’engage.
Ce refus du système n’est pas une faiblesse, c’est une méthode négative, presque une éthique. Il s’agit de ne pas recouvrir les œuvres, de ne pas les réduire à des schémas. Chez lui, la critique reste ouverte, inquiète, traversée de doutes. Elle ne conclut pas : elle relance. Elle ne ferme pas : elle fissure.
Et puis il y a le style. Sec, nerveux, sans graisse. Une phrase qui avance par à-coups, qui tranche, qui refuse l’ornement inutile. Rien de décoratif – tout est fonctionnel, tendu vers l’essentiel. On sent le journaliste, bien sûr, mais un journaliste qui aurait refusé la neutralité. Une écriture de combat, au sens plein."
 
François Angelier chronique dans "Le Monde" le forilège du tome 1 de Soixante ans de Journalisme littéraire, les années "Combat" (1945-1951), sorti en poche, extrait :
Années de "L'Univers concentrationnaire", de Rousset, du "Zéro et l'infini", de Koestler, et du "Beau ténébreux", de Gracq, de la mort de Valéry et de l'avènement de Genet (1949), de Sartre aux manettes et de Michaux en pleine spéléologie intérieure. Et, à chaque fois, Nadeau évalue le quotient d'universalité potentielle de l'oeuvre et s'immisce en son « coeur ténébreux » en un singulier mélange d'exigence humaniste et de marginalité hétérodoxe. Un livre, comme l'écrivait J. S. Bach en tête de son Clavier bien tempéré, « pour le profit des jeunes désireux de s'instruire, (...) pour la jouissance de ceux déjà rompus à cet art. ».

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