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Ténèbres

C'est afin de mieux connaître l'homme et son oeuvre que Maurice Nadeau a demandé à Claude Porcell de composer le présent ouvrage. On y trouvera, outre les renseignements biographiques sur un auteur né en 1931 et qui a connu dans son pays un succès foudroyant dès les années soixante, ses discourss de remerciements (discours jugés scandaleux et méprisants) aux plus grands prix littéraires qui lui ont été décernés. Un autre texte de Thomas Bernhard, Trois jours, constitue le premier de ses récits autobiographiques. 264 p. (1986)

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Quatorze romans ou récits traduits en français, sept pièces représentées sur nos scènes. D'autres volumes, d'autres pièces en cours de traduction. On pourrait croire célèbre chez nous l'auteur, entre autres, de Gel, de La Plâtrière, du Neveu de Wittgenstein. Il y est en grande partie inconnu.

C'est afin de faire mieux connaître l'homme et son oeuvre que Maurice Nadeau a demandé à Claude Porcell de composer le présent ouvrage.

On y trouvera, outre les renseignements biographiques sur un auteur né en 1931 et qui a connu dans son pays un succès foudroyant dès les années soixante, ses discours de remerciements, discours jugés scandaleux et méprisants, aux plus grands prix littéraires qui lui ont été décernés : Prix de la ville de Brême en 1965, Prix National autrichien de Littérature (1968), Prix Buchner en 1970.

Un autre texte de Thomas Bernhard « Trois Jours », constitue le premier de ses récits autobiographiques. Il avait été seulement publié en revue et se clôt sur cette remarque : il est vain de vouloir « maîtriser les ténèbres » dans lesquelles nous vivons. Ce qu'il faut au contraire c'est précipiter l'arrivée des « ténèbres définitives ». Elles sont notre seule « certitude ».

Thomas Bernhard fuit les contacts. Dans le rarissime entretien accordé à André Muller, on y voit la même obsession de la mort (Thomas Bernhard a fait deux tentatives de suicide), mais aussi le dévoilement des ressorts cachés qui ont poussé un parfait nihiliste dans les chemins de l'écriture qui, de toute façon pour lui, ne saurait être un salut.

Thomas Bernhard écrit, en effet, et publie. Son oeuvre est même abondante et revêt une importance qui le place au premier rang des écrivains d'aujourd'hui. Comment rendre compte de ce paradoxe? C'est ce que se sont efforces d'éclaircir un certain nombre de ses exégètes, réunis à la Sorbonne en 1982 par Claude Porcell. On lira ici les interventions les plus significatives consacrées à un écrivain dont l'ouvre, après avoir suscité la surprise, le malaise ou l'étonnement, constitue le terrain même où se posent pour chacun de nous les questions les plus brûlantes.