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Roses et poireau

Arno Schmidt (1914-1979) est l'un des plus grands écrivains allemands contemporains en même temps qu'un novateur, comparable (et souvent comparé) à Joyce. Il existe en Allemagne un "mythe de l'écrivain" dont le modèle est Arno Schmidt.  Une fondation, plusieurs périodiques sont exclusivement consacrés à son oeuvre.

Roses et Poireau se compose de deux fictions inspirées par le même climat d'après-guerre de Scène de la vie d'un faune : Paysages lacustres avec Pocahontas et Les Emigrants. On a adjoint à ces deux fictions trois écrits théoriques : Calculs I, II, III, dans lesquels Arno Schmidt révèle les secrets de fabrication d'une oeuvre fort diverse. Traduit de l'allemand par Claude Riehl. 203 p. (1994)

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€ 24.00

Soir bordé d'or

Le dernier livre mythique d’Arno Schmidt, Soir bordé d’or, est enfin réédité : cet adieu testamentaire à la vie est en même temps une remémoration des ambitions de jeunesse : l’histoire pétaradante d’une bande de jeunes faisant irruption dans la bibliothèque-forteresse de vieux lettrés qui ne refusent pas la bagarre. Affrontements de toute sorte, métaphysiques, littéraires, politiques, philosophiques et, bien entendu, sexuels. Arno Schmidt admirait Joyce, et la forme dialogique qu’il adopte dans le récit de cette confrontation homérique, roman polymorphe où le réalisme le plus cru côtoie des féeries toutes purcelliennes, où une âpre confession autobiographique recouvre des trésors d’érudition, s’accompagne d’un travail sur la langue qu’aucun écrivain allemand n’avait jusque-là tenté.

Une farce féerie, 55 tableaux des confins Rust(r)iques pour amateurs de crocs-en-langue. Dactylogramme au format 32,5 X 44 cm traduit aux dimensions de l'original. 49 dessins de l'auteur et autres images. Imprimé sur papier chamois de 175 g. Tirage limité à 1000 exemplaires. Traduit de l'allemand par Claude Riehl. 215 p. (1991) Expédition étranger par colissimo (2780 g.) 

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€ 180.00

L’un des plus grands écrivains allemands contemporains, Arno Schmidt, serait mieux connu des Français si, après sa mort, en 1979, une série de procès n’avaient opposé son éditeur, Samuel Fischer, à la Fondation Arno Schmidt, édifiée et financée par un très riche admirateur de l’écrivain. Les traductions furent bloquées. On avait même fini par oublier qu’à Paris, en 1962, Maurice Nadeau avait publié, chez Julliard, dans sa collection Les Lettres Nouvelles, l’ouvrage qui a établi la gloire d’Arno Schmidt en Allemagne : Scènes de la vie d’un faune. Scènes de la vie d’un faune a été réédité, chez Christian Bourgois, en même temps qu’a été publié Léviathan, un recueil de trois importants textes d’Arno Schmidt. La critique de l’époque, unanimement louangeuse (« Il faut absolument lire Arno Schmidt ». Jean-Louis de Rambures, Le Monde) a montré l’impatience qu’elle avait de connaître le grand ouvrage d’Arno Schmidt que publiera, en 1995, Maurice Nadeau : Soir bordé d’or.

D’un format inhabituel : 32 x 44 cm (format atlas), il s’agit de la reproduction en fac-similé de la traduction en français, par Claude Riehl, de l’original allemand, page pour page, ligne pour ligne : un dactylogramme (familièrement, un tapuscrit), avec corrections, ratures, dessins en marge ou dans le corps du texte tels que les a voulus l’auteur. Il fallait ce format et cette reproduction photographique pour conserver au texte (et à ses à-côtés) sa profondeur de champ et son ouverture maximale. Une réalisation, en tous points conforme à l’édition allemande.

Soir bordé d’or est le dernier livre d’Arno Schmidt : un adieu testamentaire à la vie en même temps qu’une remémoration des ambitions de jeunesse : l’histoire pétaradante d’une bande de jeunes faisant irruption dans la bibliothèque-forteresse de vieux lettrés qui ne refusent pas la bagarre. Affrontements de toute sorte, métaphysiques, littéraires, politiques, philosophiques et, bien entendu, sexuels (jusqu’à l’obscénité). Deux mondes qui n’en font qu’un : notre monde, dépouillé jusqu à l’os et cependant brillant de tous les feux du soleil couchant.

Arno Schmidt admirait Joyce, et la forme dialogique qu’il adopte dans le récit de cette confrontation homérique, roman polymorphe où le réalisme le plus cru côtoie des féeries toutes purcelliennes, où une âpre confession autobiographique recouvre des trésors d’érudition, s’accompagne d’un travail sur la langue qu’aucun écrivain allemand n’avait jusque-là tenté.

Arno Schmidt est bien, en effet, le Joyce allemand. On imagine les affres par lesquelles est passé son traducteur. Sa réussite est totale. Arno Schmidt n’a jamais été plus « merveilleux prosateur » que dans Soir bordé d’or.

Arno Schmidt est né le 18 janvier 1914 à Hambourg. Après ses études secondaires, il entre comme comptable dans une usine de textile. Mobilisé en 1940, il est fait prisonnier par les Anglais lors de la débâcle allemande, près de Bruxelles. Il publie son premier texte, Léviathan en 1949, salué par Alfred Döblin et Ernst Jünger. Ses ouvrages se succèdent d’année en année alors que s’établit la légende de « l’ermite de Lunebourg » qui refuse toute interview, toute apparition en public. Günter Grass lui remet le Prix Fontane en 1964.

Sa publication d’un premier « tapuscrit » : Zettels Traum, en 1970 (9 kg), provoque un choc et la création d’un très sérieux Syndicat de déchiffrement de son oeuvre. Il reçoit le Prix Goethe en 1973, publie Soir bordé d’or (Abend mit Goldrand) en 1975, meurt le 3 juin 1979. Six périodiques allemands ainsi qu’une Fondation sont exclusivement consacrés à Arno Schmidt.