Panier: 0

Artaud-Passion

Réédition augmentée octobre 2021.

En mai 1946, après neuf années d’internement, Antonin Artaud revient à Paris. Le poète retrouve ses amis et en particulier le galeriste Pierre Loeb qui prépare une exposition de ses dessins. Une relation chargée d’ambiguïté nait de la rencontre d’Artaud et de Florence, fille de Pierre Loeb, alors âgée de seize ans. 

À travers Artaud-Passion, Florence, au crépuscule de sa vie, évoque ses souvenirs avec émotion. Évadé du néant, Artaud, mort en 1948, assiste au récit de Florence sans que cette dernière ait conscience de sa présence. Peu à peu le poète, qui déclame ses textes en contrepoint de la narration de Florence, va imposer sa présence et dénoncer le mensonge d’une idéalisation qui lui est insupportable. Florence demeure enfermée dans ses souvenirs au point de s’identifier au poète et d’en devenir le porte parole. Librement inspirée des rapports de Florence Loeb et d’Antonin Artaud cette pièce de théâtre est un saisissant hommage au « Théâtre de la cruauté ». 

Artaud-Passion, créé en 2006 au Festival Off d’Avignon 2016 dans une mise en scène d’Agnès Bourgeois, a été repris dans une mise en scène d’Ewa Kraska au Festival Off d’Avignon en 2019. Le présent ouvrage est illustré de photos rares d’Artaud et des répétitions. 

Patrice Trigano a fait des études de philosophie et de droit avant de consacrer sa vie à l’art. Il est galeriste à Paris. Il a déjà publié aux Éditions Léo Scheer, La Canne de saint Patrick (2010, Prix Drouot) et ?Le miroir à sons (2011) ; aux Éditions de La Différence, Une vie pour l’art (2006), À l’ombre des flammes, Dialogues sur la révolte (avec Alain Jouffroy, 2009), Rendez-vous à Zanzibar (correspondance avec Fernando Arrabal, 2010), L’Oreille de Lacan (2015) ; au Mercure de France, Ubu Roi, Merdre (2018) et chez Maurice Nadeau, L’Amour égorgé (2020).

 

En savoir plus...

€ 18.00

L'Amour égorgé

En librairie le 10 septembre 2020

Un matin de juin 1914, à son réveil, René Crevel, âgé de quatorze ans découvre le corps pendu de son père à la poutre centrale du salon de l’appartement familial. Ce traumatisme alimentera un besoin de révolte qui ne quittera pas le poète qu’il devint. Tourmenté par sa bisexualité, tour à tour amoureux d’un peintre américain puis d’une jeune berlinoise adepte du triolisme, dégoûté par son corps atteint de tuberculose, René Crevel conjurait son mal de vivre en cherchant dans les abus de la drogue, du sexe, et des frivolités mondaines l’apaisement de ses maux. 

Jusqu’à son suicide en 1935, il rêva à une version régénérée du monde en devenant tour à tour membre du mouvement Dada, du groupe surréaliste et enfin du Parti communiste. En une épopée passionnante, d’une plume alerte, Patrice Trigano fait revivre dans ce roman les moments d’exaltation, les sentiments de craintes, d’angoisses, les douleurs morales et physiques de René Crevel. Il dresse une peinture des milieux intellectuels des années vingt et trente, alors que le fascisme était en embuscade, à travers des portraits saisissants des amis du poète : Gide, Nancy Cunard, Breton, Éluard, Aragon, Tzara, Cocteau, Dali, Giacometti.

Passionné par les grandes figures de la révolte, Patrice Trigano a précédemment publié : La Canne de saint Patrick (2010, Prix Drouot) et Le miroir à sons (2011) aux Éditions Léo Scheer et aux Éditions de La Différence : Une vie pour l’art (2006), À l’ombre des flammes. Dialogues sur la révolte (avec Alain Jouffroy, 2009), Rendez-vous à Zanzibar (correspondance avec Fernando Arrabal, 2010), L’Oreille de Lacan (2015). Suivent aux Éditions Maurice Nadeau, Artaud-Passion (2016) et au Mercure de France, Ubu-roi, merdre ! (2018). 

978-2-86231-292-7   240 pages 18 €.

 

 

En savoir plus...

€ 18.00 € 12.99